Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 18:16

Je commence à remonter, comme d'habitude, comme un petit ludion. Ma colère n'est pas tombée. Mais comment pourrait-elle l'être ?

 

Pour Thibault, j'ai tenté de faire le point. Il y a, c'est évident, l'effet tératogène de la Dépakine. Mais il y a aussi d'autres choses qui se sont ajoutées.

 

Que son père biologique soit David ou Sébastien, dans les deux cas, il y avait des problèmes psychiatriques dans la famille biologique du père. Pour la famille de David,ce que nous avons vu était clair. Quant à Sébastien, c'est plus que probable, sans compter l'alcoolisme important et la tendance à l'addiction à l'alcool et autres. Certains commentaires de Juline me font penser qu'il y aurait (recherche génétique) quelque chose. Mais je suis prudente : Juline s'explique mal, et parfois comprend mal. Et il est préférable que je ne pose pas de questions. Ils font au mieux, elle et Théo. Ce n'est pas le moment d'aller, par curiosité, pour autant que cette curiosité soit légitime, risquer de leur paraître faire de l'inquisition. Nous, et surtout moi, avons bien eu assez de raisons de nous mêler de tout ça quand il y avait danger par manque de maturité. Mais le fait qu'il y ait "des voix", et des voix mauvaises, évoque plus une forme de schizophrénie qu'un effet des anticonvulsivants. Cela aurait commencé dès la jeunesse de Thibault, bien avant qu'il soit sous Risperdal, donc. Du moins, d'après ce que j'ai entendu dire par Juline...

 

Autre cause de difficultés plus que probable pour Thibault : son vécu depuis sa naissance. Souffrances et sous-alimentation, mal-être de sa mère (immaturité, et deux crises de trois ans chacune de crises post-ictales, c'est-à-dire de délire de persécution) avec des formes de maltraitances réelles, hélas. Sans oublier les trois papas, le suicide du père légal, la séparation des parents dans le drame, la dématernisation, l'arrivée du petit frère chéri, et la découverte de ses handicaps reconnus médicalement et par la sécu, les effets secondaires des médicaments.

 

C'est déjà bien lourd ! Oh, j'ai cherché aussi dans la génétique familiale côté maternel. Pour Juline, clairement, ses difficultés de comportement ont leur origine dans les suites de son anoxie néonatale. Mais il y a ses deux grands-mères. Ma mère, nous le savons aujourd'hui, était ce que l'on nomme aujourd'hui bipolaire. Nous l'avons compris en voyant l'attitude de l'une de mes nièces. Là aussi, les points de ressemblances nous ont tous frappés, malgré des différences aussi. Or la bipolarité (ou magnaco-dépression) est génétiquement transmissible. Deux autres de mes neveux ont été touchés, deux frères, les deux seuls enfants de l'un de mes frères aînés. Mais je ne vois pas de ressemblances avec ce dont souffre Thibault. Et il y a la mère de Gilles, Hortense, ainsi que sa soeur Fleur, peut-être aussi les deux plus jeunes. Mais il y avait chez Hortense, il y a chez Fleur une forme de méchanceté dont je n'arrive pas à distinguer s'il s'agit d'une forme de peur, de délire de persécution, ou d'une forme de perversité. En tous cas, une absence de sensibilité à l'autre et un narcissisme certain. On retrouve aussi cela, quoique moins violent, chez la plus jeune soeur de Gilles. Et la peur, la peur paralysante des autres, au point que parfois, je les appelle la famille chacal. Ils savent, car quelque chose en eux sait, leur peur le montre, mais préfèrent refouler. Comme ces familles où l'on n'en veut pas à celui ou celle qui commet l'innommable, mais à celui ou celle qui le comprend et donc le révèle. Cette perversité, je ne la trouve pas chez Thibault. Il est vrai que je ne connais pas le passé d'Hortense, je veux dire son enfance et sa jeunesse.

 

Pauvre Thibault. Je crains pour lui. C'est un enfant dans sa tête. Il se met en danger. Oui, je crains, et sa mère et son beau-père aussi craignent pour lui. J'ai donné tant d'amour que j'ai pu, que j'ai su donner. Je sais, par la personne qui l'assiste, dans son lycée horticole, que cet amour a compté, compte toujours pour lui. C'est déjà ça. Mais c'est si peu !

 

Il faudra que je parle des soucis plus immédiats liés au comportement immature de Thibault. Mais pas ce soir. Pas tout d'un coup. Il me faut encore du temps pour pouvoir dire cela.

 

Par Mathilde Pommier - Publié dans : Epilepsie et psychoses schizophréniforme - Communauté : Epilepsies et psychoses
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 05:51

Paroles de S'ASSEOIR PAR TERRE

Date: 1976 / Auteur: Alain SOUCHON / Compositeur: Alain SOUCHON / Editeur: EDITIONS DES ALOUETTES
Tu verras bien qu'un beau matin fatigué
J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté
Tu verras bien qu'il n'y aura pas que moi
Assis par terre comm’ça

Le temps d'un gin et d'un film à la télé
On se retrouve à vingt-huit balais
Avec dans le cœur plus rien pour s'émouvoir
Alors pourquoi pas s'asseoir ?

Tu verras bien qu'un beau matin fatigué
J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté
Tu verras bien qu'il n'y aura pas que moi
Assis par terre comm’ça

Depuis l’temps qu'on est sur pilote automatique
Qu’on n’fait pas nos paroles et pas not’ musique
On a l’vertige sur nos grandes jambes de bazar
Alors pourquoi pas s'asseoir ?

Tu verras bien qu'un beau matin fatigué
J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté
Tu verras bien qu'il n'y aura pas que moi
Assis par terre comm’ça

J'appuie sur la gâchette accélérateur
Y’a qu’des ennemis dans mon rétroviseur
Au-dessus d’cent quatre-vingts je perds la mémoire
Alors pourquoi pas m'asseoir ?

Tu verras bien qu'un beau matin fatigué
J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté
Tu verras bien qu'il n'y aura pas que moi
Assis par terre comm’ça

La nuit je dors debout dans un R.E.R.
Dans mon téléphone tu sais j'entends la mer
Y’a pas l’soleil dans ma télé blanche et noire
Alors pourquoi pas m'asseoir ?

Tu verras bien qu'un beau matin fatigué
J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté
Tu verras bien qu'il n'y aura pas que moi
Assis par terre comm’ça
Cette chanson entendue ce matin à la radio peu après cinq heures et demi, me revient parfois en mémoire quand la lassitude se fait trop lourde.
Nous avons passé de délicieuses vacances. L'air de la montagne était pur. Les gens de ce coin des Alpes accueillants et souriants. Les paysages somptueux. Mon corps riait. Grâce à des anti-inflammatoires, j'avais oublié sciatique-cruralgie, et la nourriture moins chimique des marques que l'on trouve dans les magasins locaux affectait moins mon système digestif trop susceptible.
Puis, au retour, coup de bambou. Thibaud semble aller moins bien. Il s'est mis en difficulté. Une de ces drôles d'histoires dans lesquelles se fourrent les gens qui vont mal dans leur tête. Il a moins le sens du danger que ne l'avait Juline. Il va falloir que je réagisse, que je raconte cela, du moins ce que j'ai compris.
Sans les anti-inflammatoires, ma jambe se rappelle à mon souvenir, et deux essais de nourritures m'ont secouées. La chimie attaque mon estomac (gastrite installée depuis l'hépatite) et la qualité insuffisante au niveau de l'hygiène attaue mon intestin : cela se met dans les diverticules et fermente. Les sulfamides réglaient cela en deux trois jours. Mais voilà, on les a supprimés. Reste la Nifuroxazide, ou dans les cas plus méchants, l'Intétrix. C'est moins agressif que des antibiotiques, certes, mais plus que les sulfamides, d'autant qu'il faut les prendre plus longtemps. Avec Ultralevure évidemment. Et avoir le sommeil touché, l'énergie aussi, comme toujours avec les soucis digestifs.
Bon, j'arrête ma plainte. Mais c'est vrai que parfois, je chante :
Tu verras bien qu'un beau matin fatiguée
J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à-côté
Tu verras bien qu'il n'y auras pas que moi
Assis par terre comme ça.
Je chante ma plainte. Je chante en lamento, puis de plus en plus fort, de plus en plus avec ce fond de tragique qui est en moi. Et peu à peu, je remonte, je chante d'autres choses, et je retrouve mon équilibre, mon envie de vivre. Faut-il que j'en ai l'énergie et que mon corps ne me dise pas trop zut. Non, pas M..., cela, d'autres le vivent. Je n'en suis qu'au zut. Mais sur le temps, cette lutte permanente pour être bien est tout de même épuisante. C'est moi le pilier de la maison. Et le pilier se fendille avec le temps. 
Tu verras bien qu'un beau matin fatiguée
J'irai m'asseoir sur le trottoir d'à-côté...
Non, plus haut : mon dos, avec mon disque écrasé entre sacrum et cinquième, ne supporterait pas longtemps cette position...
Ah, mon Dieu qu'est embêtant
D'être toujours patraque !
Ah, mon Dieu qu'est embêtant,
Je n'suis pas bien portant !

Par Mathilde Pommier - Publié dans : Epilepsie et psychoses schizophréniforme - Communauté : Epilepsies et psychoses
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 10:32

  Je dois écrire pour le groupe IMOC/IMC. Je n'y arrive pas. Je dois écrire à propos de l'APESAC, des effets tératogènes des anticonvulsivants, et de l'omerta qui recouvre d'un voile pudique et protecteur ces pratiques commerciales. Mais ce qui me vient oscille entre humour féroce et colère. Et ni l'un ni l'autre ne sont constructifs. Cela, je le sais. Ma rête le sait. Mais ma révolte est trop violente. Je n'ai nulle part où la hurler. D'ailleurs, cela ne servirait à rien, pas plus que les larmes qui me montent aux yeux, sans couler, les sanglots qui se coincent dans ma gorge, sans sortir. Il y a longtemps que je ne sais plus pleurer.

  Il va me falloir, encore une fois, prendre le temps de laisser la tempête s'apaiser pour pouvoir utiliser la partie positive de cette violence, celle qu'on peut transformer en force utile.

 

  Je n'ai plus peur de la mort depuis longtemps. Non, je ne la recherche pas. Je vis et veux vivre. Il y a trop à faire, et le vent est doux sur la peau, la caresse du corps de Gilles contre moi, les yeux émerveillés des grands et des petits quand ils entendent une histoire, la chatte roucoulant quand on la câline, et ce terrible combat. aussi. Non, je ne la cherche pas et je soignerai aussi cette insuffisance rénale qu'un toubib plus intuitif que les autres vient de révéler. Mais le jour où elle viendra, je l'accueillerai comme un grand repos, enfin. Et j'espère bien qu'il n'y aura rien après. Rien que le grand repos.

 

Par Mathilde Pommier - Publié dans : Epilepsie et psychoses schizophréniforme - Communauté : Epilepsies et psychoses
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 16:19

  Jusqu'à quand les "soignants" (sic) vont-ils laisser, par leur soumission et leur silence, se perpétrer la chaîne du malheur ?

 

  Grâce aux "effets secondaires indésirables" (comme c'est joliment dit !) de l'ocytocine, ma Juline a été abîmée avant même de naître. Et sa maman, à son corps défendant, oh combien, s'est retrouvée à être impliquée dans cette terrible souffrance.

  Puis, pour "soigner" certains de ces "effets secondaires", Juline a été mise sous Dépakine. Elle était en âge de procréer et avait des relations sexuelles. Certes, elle était sous pillule contraceptive. Mais une adolescente si mal dans sa peau a toutes les chances, tôt ou tard, de mal prendre sa pillule. Voire, poussée par une envie d'enfant incontrôlée, classique à son âge et encore plus dans le cas de fragilité affective, de cesser la prise de la dite pillule. Mais la neurologue n'a jamais signalé les risques d'effets tératogènes de la Dépakine, ni des anticonvulsivants en général. Ni cherché une molécule moins agressive que l'acide valproïque (Dépakine), le plus tératogène de tous pourtant. Et cela ne figurait nulle part, et surtout pas sur la notice. La médecin de médecine générale n'a pas bronché non plus. Et à l'annonce de sa grossesse, personne, non personne, n'a averti ni la future maman, ni sa famille. Ni la neurologue, ni la médecin de famille, ni l'obstétricien. Ce dernier a un peu fait la grimace quand j'ai mentionné la Dépakine, puis, quand je l'ai questionné, a déclaré qu'il n'y avait aucun risque, que Juline n'avait qu'à continuer comme ça. Elle prenait au moins 1000mg en chrono par jour, au moins. Une dose presque toujours néfaste pour l'embryon et le foetus. Mais j'ai suivi les conseils des "médecins", j'ai encouragé ma fille enceinte à prendre cette substance néfaste. Me voilà donc, à mon cops défendant, certes, mais incontestablement impliquée dans les terribles suites pour Thibault.

  Et malgré notre lettre à la toubib référente de la famille Juline, il est clair que personne n'a non plus prévenu ni Thibault, ni sa maman, ni son beau-père. On a même posé un diagnostic curieux : schizophrénie ! Certes, il y a des voix. Mais tout le reste n'a rien à voir avec une schizophrénie, mais tout à voir avec un syndrôme des anticonvulsivants, TED et Spina Bifida (pas très important cependant), sans oublier des troubles physiologiques, comme l'absence de cardia à la naissance. Et sans doute une Hypospadias, qui a conduit à cette infection sexuelle telle qu'il a fallu pratiquer une circoncision médicale en urgence.

  Mais, surtout, l'un des effets secondaires de la Dépakine est de provoquer une mutation génétique. Cette mutation génétique est probablement transmissible. Or Thibault a dix-sept ans. Que va-t-il se passer s'il engendre un enfant ? Va-t-on laisser la chaîne du malheur se continuer sur une troisième génération, puis, pourquoi pas, sur les suivantes ?

 

  Mais cette fois-ci, je ne vais pas me laisser manipuler par le milieu médical. Je sais désormais de quoi ce milieu est capable, même s'il y a, parmi eux, des individus compétents, honnêtes et courageux. On ne peut pas laisser la chaîne du malheur se continuer ainsi. Seulement comment dire ça à Juline et Théo ? Me croiront-ils ? Et  comment asséner cela à Thibault ? Je ne sais pas. Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que même notre voisine neuro-pédiatre n'osera pas se mouiller. Je vais tenter quand même de lui parler. Mais il faut que j'ai plus de renseignements et que je réfléchisse à ma démarche.

  J'ai envoyé un mail questionnant l'APESAC. J'attends leur réponse. Cela va m'aider à y voir clair. Puis je vais tenter quelque chose du côté de Bélélo. Mais si cela échoue, il faudra que j'agisse. Au risque de perdre la confiance de ma fille. Et il me faudra le faire moi. Je sais que Gilles, en bon escargot, se mettra à l'abri dans sa coquille.

  Ce qui est certain, c'est que je veux contribuer, avec l'APESAC, à faire connaître cette ignominie et à aider à la faire cesser. Et cela ne me gênerait pas s'il y avait des condamnations lourdes. Des gens de cette espèce ne méritent aucune pitié. Pas plus ceux que cela arrange, ceux qui en profitent financièrement, que les lâches qui esquivent les ennuis en condamnant les autres à la souffrance, au handicap à vie, génération après génération. Mais ce genre de gens ont argent (mal gagné donc en quantité) et appuis politico-judicio-affairistes. Et ce genre d'avocats comme ils fleurissent aux affaires politico-économiques. Je n'oublie pas les menaces subies par celle qui a dénoncé les méfaits  du Médiator. Ni ce que nous avons subi, certains artistes, de la part des "institutionnels". Mais je ne peux pas me taire, je ne peux pas me rendre complice, et complice volontaire, complice en toute conscience, par trouille, de cette abomination. C'est bien assez que je l'ai été, à deux reprises, par ignorance et naïveté !

 

  L'APESAC a répondu rapidement. Il n'y a pas eu d'études sur le sujet, donc pas de preuves pour le moment. Mais une mutation génétique est transmissible. Ce que l'on sait, pour le moment, c'est que, dans le cas du Distilben, cela continue à se transmettre à la quatrième génération... Il est trop tôt pour savoir ce qui se passera ensuite.

Par Mathilde Pommier - Publié dans : Epilepsie et psychoses schizophréniforme - Communauté : Epilepsies et psychoses
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Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 11:31

A propose de Dépakine et d'anti-convulsivants aux effets tératogènes souvent peu,mal, voire pas du tout signalés

aux femmes en âge de procrées.

Une association créée cette années en France : l'A.P.E.S.A.C.

Ci-dessous des extrais de leur site.

 

 

Qui sommes nous ?

Notre association regroupe des familles dont les enfants sont touchés par le syndrome de l'anti-convulsivant. Nous pensons que face à ce handicap méconnu, l'isolement est une difficulté supplémentaire.

Nos partages d'expériences nous permettent de prendre conscience d'un fait simple : nous passons plus ou moins par les mêmes étapes, avec les mêmes difficultés. Nous nous mettons donc à disposition des familles qui s'interrogent pour leur apporter notre aide et notre expérience.

Nous cherchons aussi à fédérer le maximum de familles touchées, condition nécessaire pour atteindre nos objectifs.

Alors n'hésitez pas à nous contacter, nous sommes là pour ça !


Nouveau : une petite carte présentant la répartition des familles concernées par le syndrome. On voit nettement que les points rouges se concentrent sur les zones des correspondants : il nous reste beaucoup de monde à toucher...



Pour en savoir plus : Consultez la déclaration de l'association au journal officiel en cliquant sur ce lien :

Journal officiel - APESAC

Nos Objectifs

1) Apporter aide et soutien aux familles ayant des enfants touchés par le syndrome

2) Diffuser l'information sur le syndrome de l'anti-convulsivant.

3) Mettre les familles en contact avec d'autres groupes de soutien qui sont en mesure de les aider avec leurs besoins spécifiques.

4) Aider les enfants dans leurs besoins éducatifs et sur les questions de santé.

5) Aider les familles à comprendre les structures d'aides (MDPH) et les avantages sociaux à leur disposition.

6) Encourager les parents dans leur quête du diagnostic.

7) Sensibiliser les femmes enceintes aux problèmes auxquels elles s'exposent avec un tel traitement, afin d'envisager un traitement différent.

8) S'assurer que les femmes prenant du Valproate de sodium (1000mg et plus) soient conscientes qu'elles ont environ 30% de chance d'avoir un enfant ayant un handicap.

9) A terme interdire la prescription d'un tel médicament chez la femme enceinte.

10) S'assurer que l'information est bien transmise aux médecins pour que ceux-ci puissent prevenir leurs patients des risques encourus.

Nous contacter

Comment nous contacter :

Vous vous posez des questions sur le syndrome de l'anti-convulsivant ?

Vous n'etes pas satisfaits du diagnostic posé sur votre enfant ?

Vous ne savez pas comment l'aider au mieux ?

N'hésitez pas à entrer en contact avec nous pour un conseil, une discussion, un partage d'expérience.

Vous pouvez appeler Marine ou Florent Martin, membres fondateurs de l'association :

Tel :04-68-55-18-26

Fax : 09-58-05-07-99

Ou encore Christelle Mahier, membre fondatrice de l'association, correspondante centre de la France :

Tel :02-47-27-87-63

Mais aussi Sylvie Bernard, membre active de l'association, correspondante Nord de la France :

Tel :03-27-62-19-53

et encore Lou, correspondante de l'association pour l'est de la France :

Tel : 04-50-09-68-56

Vous pouvez aussi nous écrire :

APESAC

29 rue des Oliviers

66450 Pollestres

Vous pouvez évidemment nous envoyer un mail et demander l'inscription à notre liste de diffusion :

apesac@free.fr

N'oubliez pas : nous aussi sommes passés par là !
Par Mathilde Pommier - Publié dans : Epilepsie et psychoses schizophréniforme - Communauté : Epilepsies et psychoses
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 15:09

  Le CRAT ou Centre de Référence sur les Agents Tératogène est basé à l'Hôpital Trousseau de Paris.

site :

 

http://lecrat.org  

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Les médicaments dangereux pendant la grossesse


Mise à jour : 2 février 2012

I- Les médicaments tératogènes

Une substance dite « tératogène » est susceptible de provoquer des malformations chez les enfants dont la mère a été traitée pendant la grossesse.
Dans la population générale, environ 2 à 3% des enfants naissent avec une malformation. Un produit tératogène augmentera cette fréquence globale, ou seulement celle d’un type spécifique de malformations.
La période où les risques tératogènes sont les plus importants se situe au cours des 2 premiers mois de grossesse (cf. Les grandes lignes du raisonnement : cliquez ici ).

  • Médicaments tératogènes à proscrire en cours de grossesse, sauf indication exceptionnelle
    • Acide valproïque (Dépakine®, Dépamide®, Dépakote®) : fréquence élevée de malformations et diminution du QI chez les enfants exposés in utero (cliquez ici)
    • Acitrétine (Soriatane®)
    • Antimitotiques, par exemple :
    • Isotrétinoïne par voie orale (Contracné®, Curacné®, Procuta®, Roaccutane®) (cliquez ici)
    • Misoprostol (Cytotec®, Gymiso®) (cliquez ici)
    • Mycophénolate (Cellcept®) (cliquez ici)
    • Thalidomide
  • Médicaments tératogènes utilisables en cours de grossesse en l’absence d’alternative thérapeutique plus sûre
    Ces médicaments peuvent être utilisés en cours de grossesse malgré leurs effets tératogènes connus en raison de leur bénéfice thérapeutique et d’une possibilité de surveillance prénatale.

II- Les médicaments contre-indiqués pendant la vie foetale

Dès le début du 3ème mois de grossesse, la vie fœtale commence. Certains médicaments sont spécifiquement contre-indiqués pendant cette période en raison d’effets fœtaux ou néonatals graves (sans effet malformatif) (cf. Les grandes lignes du raisonnement cliquez ici ) :

  •  
    • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et inhibiteurs de Cox2 (cliquez ici), comme par exemple :
  •  
    • Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et antagonistes de l’angiotensine 2 (cliquez ici), comme par exemple :

 
 
Par Mathilde Pommier - Publié dans : Epilepsie et psychoses schizophréniforme - Communauté : Epilepsies et psychoses
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 14:40
Ce document est explicite. Et on continue à injeter de l'Ocytocine aux parturientes...
Accouchement - L'ocytocine

L'OCYTOCINE

L'ocytocine est une hormone normalement secrétée par le corps de la femme, qui déclenche le travail et permet des contractions efficaces pour faire naitre le bb ; elle permet aussi l'éjection du placenta et la rétractations des vaisseaux sanguins apres l'expulsion du placenta, ce qui évite les hémorragies. Et c'est elle aussi qui permet l'éjection du lait lors de la tétée.
 
L'ocytocine qu'on injecte aux femmes en travail est un produit synthétique, qui peut déclencher l'accouchement, l'accélérer et qui est aussi utilisé en prophylaxie des hémorragies du post partum (injection intra musculaire des dégagement de la première épaule du bb)... mais c'est un produit non denué d'effets secondaires, bien au contraire....

Les inconvénients des ocytociques... 
 
- déconseillé chez les primipares (BIAM - classement mondial des substances médicamenteuse, mais disparait mystérieusement pour les produits francais ...)
- contradiction formelle : césarienne antérieure : risque de rupture utérine décuplé  
- déconseillé par l'OMS en perfusion continue, que ce soit pour déclencher ou accélerer l'accouchement (sauf indication médicale AVEREE) :
 "L'accélération par l'ocytocine est une intervention majeure qui nécessite une justification valable. Il en est de même de la variante moderne de l'accélération par les prostaglandines et du travail provoqué au moyen de ces substances." 

 
CLASSIFICATIONS DES PRATIQUES UTILISEES PENDANT UN ACCOUCHEMENT NORMAL : 

6.2 Pratiques qui sont à l'évidence nocives ou inefficaces et qu'il convient d'éliminer :
1. Recours systématique au lavement (2.2).
2. Rasage systématique du pubis (2.2).
3. Infusion intraveineuse systématique pendant le travail (2.3).
4. Pose systématique de canules intraveineuses à titre prophylactique (2.3).
5. Utilisation systématique de la position dorsale pendant le travail (3.2, 4.6).
6. Toucher rectal (3.3).
7. Utilisation de la radiopelvimétrie (3.4)
8. Administration d'oxytociques à tout moment avant l'accouchement de façon que leurs effets ne puissent être maîtrisés (3.5).
 
6.4 Pratiques fréquemment utilisées à tort
1. Interdiction d'absorber aliments et liquides pendant le travail (2.3).
2. Traitement de la douleur par des agents systémiques (2.6).
3. Traitement de la douleur par l'analgésie épidurale (2.6).
4. Monitorage électronique du foetus (2.7).
6. Touchers vaginaux répétés ou fréquents, spécialement par plusieurs dispensateurs de soins (3.3).
7. Accélération par l'ocytocine (3.5).
9. Utilisation systématique de la position gynécologique avec ou sans étriers pendant le travail (4.6).
10. Efforts de poussée soutenus et dirigés (manoeuvre de Valsalva) pendant le deuxième stade du travail (4.4)."

J'ai mis en rouge les pratiques souvent utilisées dans les maternités françaises, en rouge gras les pratiques systématiques, à de rares exceptions près.

D'après le VIDAL - bible des médicaments - :
 
"Mises en garde et precautions d'emploi :
 
- ... ce médicament doit être utilisé par perfusion IV et sous controle medical très strict. Il est indispensable de monitorer l'activité de l'utérus et l'état du foetus du début à la fin de l'accouchement, pour prévenir une souffrance foetale ou une hypertonie utérine réversibles à l'arrêt du traitement."
 
Bon, pas si anodin que ca ... puisque cela nécessite une surveillance médicale très stricte, et donc un monitorage continu ...
 
Et ça se comprend : l'ocytocine artificielle induit des contractions violentes, rapprochées, pas du tout accordées au rythmes de la maman et du bb ...
le bb se retrouve dans un uterus qui le projette violemment, de facon répétitive et trop rapide, contre des obstacles durs : les détroits du bassin ... il n'a pas le temps de s'adapter, pas le temps de trouver le "meilleur angle" de passage ... faut que ca passe !!!
Pour peu que la maman soit couchée a plat dos - quasi cent pour cent des cas - ce qui perturbe l'alimentation du foetus en oxygène (puisque l'utérus écrase les vaisseaux qui l'alimente de son poids), que la poche des eaux soit percées (donc plus rien n'amortit la violence des contractions) et qu'en prime il est de la morph dans le corps (via la péri, ou le nubain ...)  .... le résultat est prévisible : souffrances foetales .... 

PETITE ANECDOTE TRES INTERESSANTE ......................

Sur un site vétérinaire, il est déconseillé l'utilisation d'ocytocine pour la mise bas des chiens. Donc... comment peut-on envisager de faire subir à une femme et son enfant, un traitement qu'on déconseille même aux animaux ?

Morceau choisi :
"Il est inutile, voire dangereux, d'utiliser de l'ocytocine sur une chienne qui accouche normalement. Dans le meilleur des cas, on n'aura aucun effet suppléméntaire. Dans le pire des cas, ces injections risquent de désensibiliser l'utérus et de provoquer une inertie secondaire qui risque d'obliger à pratiquer une césarienne. L'éléveur aura ainsi aggravé le cas d'une chienne qui aurait très bien pu mettre bas toute seule."

Très intéressant ça... dans ce cas, l'ocytocine semble parfois provoquer une atonie uterine sur l'uterus de la chienne...
or...
 
 
1/ l'ocytocine est administrée très fréquemment aux femmes en travail en France
 
2/ 60% des hemorragies du post partum sont dues a des atonie uterines
 
3/ La France est le pays europeen où il y a le plus d'hémorragie mortelles du post partum ... et pas qu'un peu : au moins le double des autres ... (Wildman K, Bouvier-Colle MH. Maternal mortality as an indicator of obstetric care in Europe. Br J Obstet Gynaecol 2004;111:164-9,
Coeuret-Pellicer M, Bouvier-Colle MH, Salanave B. Les causes obstétricales de décès expliquent-elles les différences de mortalité maternelle entre la France et l'Europe ? J Gynecol Obstet Biol Reprod 1999;28:62-8)

C'est drôlement tentant de rapprocher tout ca ...  
 
D'autant plus que les femmes a plus haut risque d'hémorragie si j'en crois les études sont :
 
"les primipares ayant un accouchement déclenché ou accéléré sous ocytocine, sous péridurale, et ayant un travail long ...." 
 
* Comparaison des déperditions sanguines lors des césariennes et lors des  accouchements par voie basse avec épisiotomie. R. Safarti, M. Maréchaud, G. Magnin. Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction, 28, 1998
* Factors associated with postpartum hemorrhage with vaginal birth. C.Andrew Combs Edward, F. Murphy and Russel K. Laros, Obstetrics & Gynecology vol. 77, n°1, 01/91
* The prevention of postpartum hemorrhage : optimising routine management of the third stage of labour. W. J. Prendiville. Obstetrics & Gynecology 69, 1996
* Peut-on réduire la spoliation sanguine liée à l’accouchement? F. Pierre - La Presse Médicale n°44, 12/1990
* Les hémorragies méconnues de la délivrance. P. Wangala, D. Riethmuller, S. Nguyen & al. Revue Francaise de Gynécologie Obstétrique, 90, 1995


Quels sont les facteurs favorisant les ruptures utérines ?
 
Les facteurs favorisant la rupture spontanée sont : la parité, le travail long : plus de 15 heures, la disproportion foeto-pelvienne, la présentation anormale, les malformations foetales (hydrocéphalie), le niveau socio-économique, les malformations utérines (utérus pseudo unicorne), le placenta accreta, les obstacles praevia, la grossesse gémellaire, I'hydramnios.
 
Parfois, les ruptures utérines sont provoquées par l'utilisation d'utérotonique (ocytocine), par des manoeuvres obstétricales (VMI, grande extraction, expression utérine), par des manoeuvres instrumentales ou par un traumatisme direct.

Ocytocine (Syntocinon~)
 
L'ocytocine est le produit ocytocique de référence. Il a l'avantage d'une grande maniabilité. Il est associé à une rupture artificielle des membranes.
Le débit initial est de 0,5 à 1 MUI/min par voie intraveineuse, puis l'augmentation doit être progressive par paliers minimums de 30­45 min jusqu'à l'obtention d'une contractilité régulière, avec un maximum du débit de perfusion de 20 MUI/min.
Le principal avantage est sa maniabilité liée à sa voie d'administration.
La surveillance doit comporter l'enregistrement permanent du rythme cardiaque fœtal (RCF) et des contractions utérines.  
Il est souhaitable de prendre des précautions supplémentaires en cas d'utérus cicatriciel ou de fœtus fragile (hypotrophe, prématuré).


Date de création : 12/08/2006 : 10:43
Dernière modification : 04/09/2007 : 18:35
Catégorie : Accouchement

Par Mathilde Pommier - Publié dans : Epilepsie et psychoses schizophréniforme - Communauté : Epilepsies et psychoses
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 10:48

  Hier, Juline est venue avec Thibault pour que nous allions ensemble lui acheter son cadeau d'anniversaire. Bientôt dix-sept ans...

  Ce fut certes, fatiguant de parcourir les couloirs du grand centre commercial. Mais Juline avait plaisir à être avec nous. C'est assez rare pour que j'ai savouré, Gilles aussi, cela comme un morceau de chocolat. Je sais, cela peut se retourner à la première anesthésie si l'anesthésiste n'est pas prévenu. Mais en attendant, cela a existé et c'est doux de se le rappeler. Et elle avait son joli visage.

  En outre, j'ai appris par Juline qu'elle avait dû faire une coloscopie il y a quelques mois. Comme elle va bien, c'est que les précautions ont été prises. Qui a prévenu l'anesthésiste ? Juline, Théo, les toubibs ? Je l'ignore et me suis bien gardée d'enquêter ! Je savoure, c'est tout. Et demain ? "Demain est un autre jour".

 

  Quant à Thibault, il a été très sympa comme il peut l'être. Et il s'est appliqué à conquérir Albine. La pauvre minette, il s'en emparait alors qu'elle dormait et la gardait contre lui. Mais il y a mis autant de douceur qu'il en est capable, et même il a eu la joie qu'elle ronronne. Important cette attention à l'autre, pour quelqu'un qui a des comportements qui se rapprochent de certaines formes d'autisme léger.

 

  Je n'ai pas le temps d'en dire plus. Mais cela, je ne pouvais le garder pour moi !

Par Mathilde Pommier - Publié dans : Epilepsie et psychoses schizophréniforme - Communauté : Epilepsies et psychoses
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:37

  Avant-hier, Juline a téléphoné longuement à son père. Plus d'une heure, ce qui est exceptionnel de la part de Gilles qui n'aime guère s'attarder au téléphone. Hier, j'ai rappelé dans l'après-midi, à un moment où je savais avoir le temps. Ce fut une longue, très longue discussion à quatre, les interlocuteurs changeant de temps en temps. Un véritable conseil de guerre.

Noémie veut déshériter Thibault en faisant un désaveu de paternité. Elle s'est enfin révélée à Juline comme ce qu'elle est : intéressée, Harpagon en jupon, manipulatrice et sêche de coeur. Je n'ai pas le temps de tout détailler par le menu. Mais Juline a découvert le vrai visage de cette femme. Et nous avons mieux pris la mesure de ce qui se passait. Elle voulait dénoncer cette paternité dès l'annonce de la grossesse de Juline, et si Sébastien, en plein accord avec Paul-Mathieu, était bien décidé à reconnaître cet enfant qui était peut-être de lui, mais peut-être de Daniel, Noémie avait déjà tenté de l'en dissuader. Mais elle n'osait pas aller contre la volonté bien affirmée de son mari.

 

Elle a attaqué dès l'enterrement  de Paul-Mathieu en avril dernier ! Invitation de Juline et Théo pour un repas environ trois semaines après. Il y avait, outre la soeur et le frère (adoptés eux aussi) de Sébastien, deux ou trois autres personnes de la famille. Suggestion forte à Théo d'adopter Thibault. Refus de celui-ci. Puis mise en accusation devant son mari et le reste de la famille de Juline pour avoir eu des aventures amoureuses quand Sébastien était au service militaire. Il y en a eu une, David. Et pression extrêmement forte pour qu'elle reconnaisse que Thibault n'était pas le fils biologique de Sébastien.

A force d'insister, ils ont fini par les contraindre à signer un papier : acceptation de Juline en tant que tutrice de Thibault de la vente de la maison de campagne en Ile de France et acceptation de recopier et signer une lettre écrite par Noémie (sans doute sur le conseil d'un avocat ami, donc non payé connaissant Noémie) où elle reconnaissait qu'elle avait eu des aventures amoureuses et que Thibault n'était pas le fils de Sébastien. Et pressions fortes en parlant d'avocat, d'ADN, d'exhumation du corps de Sébastien.

Le sort de Thibault les indiffèrent tous. Un studio à son nom serait pourtant une protection pour lui.

 

Les pressions continuent, téléphone, messages, demandes que Juline voit l'avocat de Noémie, etc.

Un recommandé est arrivé que Juline va aller chercher à la poste aujourd'hui. Il avait été annoncé par un message sur le portable (que Juline a conservé !) comme étant une "assignation" (mot impropre juridiquement, mais propre à faire peur).

 

Juline a d'abord parlé de cela à Coco, qui lui a conseillé d'en parler avec son plus jeune fils, avocat dans une boîte, et avec qui il est resté de vrais liens d'amitié noués lors de l'enfance.  Elle lui a conseillé aussi de nous en parler. Elle m'a parlé dans ce sens au téléphone hier. Elle avait raison, et j'ai dû le faire comprendre à Gilles qui n'est toujours pas remis de ce qui s'était passé et des indiscrétions de Coco il y a quelques années. Je reste prudente, mais je pense que les conseils d'un ami ayant des connaissance juridiques pourront être utiles à Juline.

 

Nous avons mieux pris conscience que si, durant sa jeunesse et jusqu'à récemment, Juline a lancé bien des gens contre nous, Noémie en avait fait autant, utilisant le mal-être de Juline pour la séparer de nous. Par calcul, mais aussi par perversité. Dès le début, elle m'a détestée et me l'a fait clairement savoir. Jalousie de femme ? C'est probable. Elle n'est pas belle ni séduisante ni épanouie physiquement (d'après ses enfants, le mariage aurait été un mariage blanc entre cousins germains, peut-être pour préserver la fortune) et je suis, pardon, j'étais considérée comme une jolie femme, séduisante, avec un mari amoureux, un vrai couple.

 

Nous avons aussi appris que les pulsions sexuelles de Sébastien (violé et prostitué enfant dans cet horrible orphelinat portugais) étaient bien plus violentes que nous le pensions à écouter alors Juline. Exigences fortes sur Juline, allant jusqu'à se masturber devant elle quand elle se refusait, visites aux prostituées fréquentes, tentative de viol sur sa soeur (adoptive, certes), ce que Noémie a su, et attouchements sur Sébastien bébé. C'est par la crèche que Juline l'a su. Menace de lui retirer son enfant. Séparation. Et aventures avec deux amies de Juline.

J'ai fortement conseillé à Juline de signaler ces attouchements de son père à la psy du SESSAD et au psychiatre, car cela pourrait être à l'origine des pertubations au niveau sexuel de Thibault et, peut-être, aider à les traiter.

 

Théo reste près de Juline et est décidé à se battre avec elle. De toutes façons, à part Thibault déshérité, elle ne risque rien. Nous avons insisté pour qu'ils rompent toutes relations avec Noémie, l'avocat de Noémie et sa famille, se retranchant derrière : c'est à nos avocats d'en discuter. Et de tout noter, garder, dates à l'appui, ce qu'ils ont fait : Théo est précis et administratif.

Heureusement, Juline étant tutrice, il y a la juge des tutelles à qui toute décision doit être soumise. Nous avons parlé ensemble de ce qu'il ne fallait surtout pas faire, de ce qu'on pouvait faire, comment, des risques éventuels, nous ne les avons pas accablés d'avoir cédé aux pressions, à quoi bon.

Mais du coup, Juline et Théo réalisent à quel point les sourires et gentils accueils étaient de la manipulation. Et ils se retournent vers nous. Nous ne pouvons que les soutenir moralement, donner quelques conseils (il y a longtemps que nous connaissons Noémie et que nous nous attendions à ça), proposer de contacter l'un ou l'autre des deux ou trois avocats de la famille, s'ils le désirent.

Juline se rapproche de nous. En tous cas momentanément. Mais à quel prix !

 

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:05

Voici le 2ème Web Bulletin paru sur le site Bien vieillir (adresse en fin d'article) à l'intention du Groupe d'entraide virtuelle IMOC/IMC.

 

                                        -------------------------------------------

 

2ème  Web Bulletin de Liaison du Groupe IMOC/IMC 

Janvier 2012

Mathilde Pommier – mathilde.pommier@dbmail.com

 

 

CRAINTES ET ATTENTES

des

FaMILLES, PROFESSIONNELS

et PERSONNES POLYHANDICAPEES 

 

  Il y a une petite vingtaine d’années, un groupe d’étude sur le polyhandicap (ce mot est ici à comprendre dans le sens plus large de : multihandicap, moyen ou sévère) s’est réuni au Centre Technique National d’Etudes et de Recherches sur les Handicaps et les Inadaptations (CTNERHI) à raison d’une fois en moyenne par mois durant une quinzaine de mois. Ce groupe avait un double  but :

- « une réflexion ‘critique’ sur les connaissances et pratiques existantes » concernant « l’accompagnement des personnes polyhandicapées »

- des « propositions pour développer des réponses adaptées aux besoins des personnes polyhandicapées, de leurs familles et des professionnels ».

 

  Ce travail a été concrétisé en une publication d’Elizabeth Zucman de 261 p. :  « Accompagner les personnes polyhandicapées », aux éditions du CTNERHI. L’ouvrage est intéressant, instructif, facile à lire et à consulter sur le site du CTNEHI, et téléchargeable gratuitement d’un simple clic.

  Pour ce 2ème Web Bulletin, je m’intéresserai plus particulièrement au passage (p.53 à 57) qui se préoccupe des attentes et des craintes tant des familles que des professionnels et des patients eux-mêmes, et comment faire pour les harmoniser.

 

  Le groupe d’études (25 personnes et 30 « invités », médecins, équipes de soignants, associations de patients et de familles) a d’abord écouté des parents, représentants d’associations et équipes d’établissements pour enfants ou adultes. A noter que les principaux intéressés, les patients eux-mêmes, n’ont pas été consultés. L’auteur résume de façon claire et précise l’essentiel des attentes et craintes des uns et des autres, « et quelques-unes des options qui en découlent ».

 

 

CRAINTES ET ATTENTES DES FAMILLES

  Pour bien les comprendre, il importe de se rappeler qu’il s’agit de « familles d’aujourd’hui » (et encore plus en 2012 qu’il y a vingt ans !) formées de citoyens et de consommateurs, des familles qui n’acceptent plus d’être « objets » et « agis », mais revendiquent d’être « sujets » et « acteurs ». D’où une volonté forte de « connaître et participer activement à ce qui se fait pour leur enfant »

  La place de l’enfant, fruit d’une procréation volontaire, est plus importante que jamais, et la souffrance, la révolte en sont d’autant plus grandes quand cet enfant s’avère être handicapé, douloureux, en échec.

  La famille d’aujourd’hui, et de plus en plus, est généralement restreinte, isolée, parfois incomplète, ou recomposée, souvent petitement, voire mal logée.

  Au « ‘deuil’ de l’enfant bien portant impossible à faire », s’ajoutent les révélations progressives des déficiences de leur enfant ; la quête, en forme trop souvent de parcours d’obstacles, d’une première prise en charge, recommencée à chaque nouvelle étape ; le manque d’équipements et particulièrement d’équipements proches, donc de choix, d’où parfois l’obligation d’une séparation lointaine.

  Cette souffrance lourde, quasi insupportable et pourtant à supporter, les parents ont un besoin vital de la voir « reconnue, respectée plutôt que soupçonnée » par les soignants et personnels sociaux aussi bien que par d’autres parents.

  A cela s’ajoutent des craintes particulières et tout à fait justifiées : crainte de finir par s’épuiser ; crainte de voir refusée l’aide d’un internat quand l’enfant grandit ; crainte de trop demander à la fratrie et/ou de trop négliger celle-ci.

  Et, étant donné leur propre épuisement, crainte que leur enfant ne souffre de la fatigue et du découragement des équipes, auxquels ils sont forcément sensibles et attentifs. Ce qui engendre malentendus et conflits.

  Crainte enfin que leur enfant sans défense soit victime de maltraitances et/ou abus sexuel, crainte épisodiquement et complaisamment ravivée par l’actualité.

 

  « Les attentes des parents d’aujourd’hui vont dans le même sens : [ que l’enfant soit] ‘d’abord un enfant’ », avant d’être un handicapé. Leur dynamisme et leur optimisme surprend parfois les équipes. Ils se battent à la fois pour garder leur enfant intégré le plus longtemps possible et l’amener progressivement à vivre sans eux. Et Elisabeth Zucman de conclure :

« On peut espérer qu’ils construisent là une confiance en eux-mêmes, dans l’enfant et dans les lieux d’accueil qui leur permettra de vivre avec moins d’inquiétude la prise en charge en établissement spécialisé ».

 

  J’ajouterai, au vu de mon vécu et de celui de bien d’autres (confidences, forums, partages de bonnes adresses, etc...) que l’expérience des parcours d’obstacles et de désillusions fortes, ainsi que de ces moments où, enfin, on a trouvé aide efficace et humanité, forge des personnalités fortes, tenaces, étonnamment résistantes et prudentes ! Sauf certains parents qui s’en avèrent incapables, et il y en a certes, on fait pour un enfant ce que jamais on ne ferait pour personne d’autre. Culpabilité ? Ou plutôt ce comportement sans lequel l’espèce n’existerait pas ou disparaîtrait et que nous partageons largement avec bien des animaux ? Poules, hirondelles, animaux bien inoffensifs (sauf pour insectes et vermisseaux) comme chacun sait, peuvent s’avérer fort dangereuses quand leurs petits sont menacés et mettre en fuite chats et chiens. Ce qui n’exclut pas incompétence, maltraitance et désintérêt aussi chez certains parents animaux...

 

 

ATTENTES ET CRAINTES DES PROFESSIONNELS

  « Pour les professionnels, la personne polyhandicapée est avant tout le sujet de leur professionnalité », de l’acquisition des savoirs au métier lui-même. Or, leur profession est généralement épuisante, et « le polyhandicap déjoue journellement leurs efforts ». La désespérance qui s’en suit, surtout quand elle est non dite, peut rendre difficile la vie et le fonctionnement d’une équipe.

 

  Les professionnels attendent donc des parents de voir reconnue la valeur de leur travail, y compris quand les résultats s’avèrent minimes et/ou lents.

  D’autre part il peut arriver que certains d’entre eux passent insensiblement du désir de voir respecté leur travail « à une volonté parfois farouche de protéger le lieu (l’institution) et le sujet de leur travail (la personne polyhandicapée) de la présence des parents, ressentis comme une menace d’empiètement sur leur territoire et comme une mise en tutelle abusive de ‘leur’ enfant et pourquoi pas ? parfois d’eux-mêmes. » Ce phénomène s’appuie sur d’excellentes justifications théoriques : pour avancer, la personne polyhandicapée ne doit-elle pas conquérir son autonomie psychique par rapport à ses parents, n’a-t’elle pas besoin de distinguer son territoire (confondu avec celui de l’institution !) de celui de ses parents ?

  En réalité, derrière ces vérités affichées, se jouent « des rivalités affectives inconscientes ».  Parents et professionnels se disputent sans se l’avouer le droit de s’attacher à la personne polyhandicapée.

 

  J’ajouterai que les rivalités sont les mêmes, quoique plus violentes dans le cas d’un enfant handicapé, et tout autant non dites, que celles qui peuvent parfois opposer enseignants et parents. Et quelquefois, il s’agit plus d’emprise, tant de la part de la famille que de certains professionnels, que d’attachement.

 

 

CRAINTES ET ATTENTES DE LA PERSONNE POLYHANDICAPEE

  Les personnes polyhandicapées n’ont pas été consultées directement par le groupe. Mais, en s’appuyant sur « le simple bon sens commun » et « les multiples signaux recueillis auprès de personnes polyhandicapées et d’autres en situation similaire de dépendance », l’auteur, et sans doute le groupe, se considèrent comme autorisés à penser que les personnes polyhandicapées ont :

-         une crainte : perdre l’amour, l’attachement, l’attention des uns et des autres

-         une attente : voir leur autonomie affective et personnelle reconnue, que dépendance ne soit pas appartenance

  Quant à la « divergence des deux regards posés sur eux », elle ne leur est nullement préjudiciable. Sauf quand elle est conflictuelle.

  Elle leur devient bénéfique quant il y a respect et confiance mutuels entre leurs parents et « leurs » professionnels.

  A noter que ceux-ci ne sont pas interchangeables pour eux et que ces patients ont un besoin vital de pouvoir faire confiance aux uns et aux autres.

 

  J’ajouterai que, depuis vingt ans, l’habitude s’est prise, dans les établissements, de considérer les professionnels d’une même discipline comme interchangeables, et que le temps leur est de plus en plus compté.

  Et je note qu’encore une fois, on ne donne pas la parole aux patients à propos d’un sujet qui les concernent en premier lieu mais qu’on parle pour eux.

 

 

COMMENT FAIRE POUR QUE CHACUN Y TROUVE SON COMPTE

   En 1989, il a été noté dans le Code de l’action sociale et des familles que les familles devaient être : informées, associées à l’action et soutenues. 

  L’auteur, et sans doute le groupe, s’interrogent sur la possibilité que ces trois exigences puissent bénéficier aux trois partenaires.

 

Patients, familles et professionnels doivent être informés :

  Ceux qui ont osé le faire ont eu la surprise de voir comme leurs patients, enfants et adultes, saisissent clairement l’essentiel et du diagnostic et des projets les concernant ; à condition que l’on prenne la peine de s’adresser « directement à eux, lentement et en termes simples ». Et de constater que « cette information n’est pas anxiogène mais plutôt mobilisatrice ».

  Il en est de même pour les parents et les professionnels quand le même message est donné simultanément aux divers partenaires.

  J’ajouterai que, pour ma part, ce qui me surprend, ce n’est pas l’intelligence des patients et des parents pour ce qui les concerne directement, mais que cela surprenne les équipes...

 

Patients, familles et professionnels doivent être associés à l’action :

  Pour cela, chacun doit se savoir, se sentir invité de façon claire et explicite à prendre une part active et selon ses capacités au projet commun.

  Cette union des forces augmente l’efficacité, allège le fardeau de chacun et fait cesser rancœurs et replis sur soi de ceux qui sont d’ordinaire laissés de côté.

  J’ajouterai que ce constat ne me surprend vraiment pas, mais que ce genre de partenariat est délicat à mettre en œuvre, exige attention et intelligence humaine.

 

Patients, familles et professionnels doivent être soutenus :

  Pour chacun des partenaires, « l’information et l’action partagée sont déjà des formes majeures du soutien. La libre parole en est une autre. »

  J’ajouterai que l’inverse peut vite ressembler à une forme de maltraitance.

 

  E. Zucman conclue : « Sur le partage de ces trois exigences peut se fonder un véritable partenariat ».

  On ne peut que partager son opinion.

  Dans ces deux dernières décennies, il y a eu des progrès dans ce sens, . Mais il y a des endroits où il reste beaucoup à faire. La hiérarchisation reste la norme. L’intelligence humaine n’est pas valorisée lors des formations médicales. Les conditions de travail s’aggravent et aggravent les conditions de vie de tous. Et la méfiance, voire le soupçon, est devenue un fonctionnement assez général.

 

 

  Il est donc d’autant plus précieux, pour chacun, de mieux appréhender les craintes et les attentes des autres, de mieux comprendre leur point de vue, le pourquoi de telle ou telle attitude. C’est la base d’un partenariat utile. Et, j’en suis actuellement un témoin émerveillé, la base d’une thérapie vraiment efficace.

 

CTNERHI : www.ctnerhi.com.fr 

 

Pour télécharger : « Accompagner les personnes polyhandicapées » :

www.ctnerhi.com.fr/fichiers/ouvrages/236.pdf

 

 http://bien.vieillir.perso.neuf.fr/groupe_virtuel_imoc-imc.htm

 

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